Face A · Désirable et envisageable
Un avenir que vous souhaitez vivre.
Que vivez-vous de mieux en 2050 ? Qu’avons-nous changé pour y parvenir ? Il ne s’agit pas d’imaginer un monde parfait.
La démocratie participative mondiale. Maintenant.
Le courage n’est pas de nier, ni de se nier, ni de se contraindre à tenir plus longtemps dans l’impasse. C’est de regarder la réalité en face, de constater que nous avons atteint le bout de ce chemin et d’organiser la suite.
Nommons ce que nous voulons vivre et faisons-le advenir.
RESET 2050 propose de nous organiser dès aujourd’hui autour de la Constellation : un référentiel commun qui associe le plancher de dignité humaine et les limites planétaires du Donut aux dimensions psychologiques et sociologiques de nos choix.
2050 n’est pas une date pour commencer. C’est un horizon de résultats.
Un premier acte : racontez le monde que vous voulez habiter — et celui que vous redoutez.
Un songe. Une idée. Une mode. Un fait de société. Un plan d’action. Une réalité.
D’ici au début 2027, vos récits sont invités à nourrir un livre et la construction de l’organisation RESET 2050. Pas besoin d’être écrivain, ni d’adhérer à toutes nos propositions.
15–30 min · 300 caractères minimum par face · Participation destinée aux adultes
Version bêta · édition 0.22 · octobre 2026
Le point de départ : votre imaginaire
Un enfant de 5 ans en 2026 en aura 29 en 2050. Pour lui, ce monde ne sera pas une fiction : ce sera son quotidien. Beaucoup d’entre nous y vivront aussi. Ce futur n’est pas celui des autres.
Nous dépensons beaucoup d’énergie à dénoncer ce dont nous ne voulons plus, souvent dans les commentaires des réseaux sociaux. Une énergie qui se disperse et peut nous épuiser sans nous faire avancer. Consacrons-en autant à nommer ce que nous désirons — et à le construire.
Nommer ce que nous voulons vivre et ce que nous redoutons : c’est le minimum pour commencer à reprendre la main. Écrire ne suffit pas à changer le monde. Mais cet exercice nous confronte à nos désirs, à nos peurs et aux renoncements que nous sommes prêts — ou non — à envisager.
S’accorder ce temps et cette importance, c’est poser un premier jalon pour soi-même. Raconter une vie possible, face A et face B, même et surtout imparfaite.
La matrice dite d’Eisenhower distingue l’urgence de l’importance. Pour RESET 2050, se projeter et prendre part au devenir commun relève des deux. Les faces A et B sont un premier exercice concret, pas un examen de valeur citoyenne.
| Nos priorités | Important | Moins important pour nos finalités |
|---|---|---|
| Urgent | Répondre aux besoins essentiels et aux crises. Prendre part aux choix collectifs : commencer ici par nos faces A et B. | Les sollicitations, notifications et polémiques qui réclament une réaction sans servir ce à quoi nous tenons. |
| Sans échéance immédiate | Protéger durablement du temps pour apprendre, prendre soin, délibérer et construire. | Les occupations que nous pouvons différer ou abandonner, sans confondre repos et temps perdu. |
La difficulté de l’exercice peut nous apprendre quelque chose sur nos possibilités de nous projeter et sur ce qui nous retient. Elle ne mesure pas à elle seule notre capacité à agir. Il faut aussi rendre aux personnes le temps et les moyens de participer.
Choisissez vous-même, un proche ou un personnage inventé. Faites-nous entrer dans son quotidien : ses lieux, ses repas, son travail, ses liens, ses joies et ses difficultés.
Face A · Désirable et envisageable
Que vivez-vous de mieux en 2050 ? Qu’avons-nous changé pour y parvenir ? Il ne s’agit pas d’imaginer un monde parfait.
Face B · Les trajectoires se dégradent
À quoi ressemble la même journée si nous laissons s’aggraver les difficultés ? Restez concret, sans devoir écrire une catastrophe.
Vos récits contribueront à une cartographie évolutive des imaginaires : découvrir ce qui nous rapproche, comprendre ce qui nous distingue et nourrir le livre ainsi que la construction de RESET 2050. Sans devoir penser comme son auteur. Cette collecte ne constitue pas un sondage représentatif ni un vote d’adhésion.
Vos récits · jusqu’au début 2027
Cinq étapes : votre contact, la face A, la face B, des repères facultatifs pour la cartographie, puis vos choix d’utilisation. Vous restez l’auteur de votre texte ; les usages proposés, y compris commerciaux, sont précisés dans l’accord avant l’envoi. Aucun récit n’est publié automatiquement.
Votre brouillon reste dans ce navigateur jusqu’à l’envoi. Vous pourrez relire vos choix avant de transmettre.
Contribution enregistrée
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Vos récits sont enregistrés. Vous pouvez maintenant examiner cinq propositions sur le travail, l’alimentation, le logement, la fortune et les règles économiques, puis proposer une question aux autres participants.
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Le reçu contient les versions des textes acceptés et l’empreinte de vos choix. Aucun récit n’est publié automatiquement.
L’eau chauffe. Nous nous habituons. Par peur de l’incertitude, nous défendons un inconfort familier. Nous appelons normalité ce qui nous abîme, et responsabilité le fait de nous y maintenir.
Être adulte, c’est regarder les choses en face, qu’elles nous conviennent ou non. Les comprendre. En tirer les conséquences. Puis construire une sortie et un projet que nous sommes capables de nommer.
Nous pouvons changer les règles financières. Nous les avons inventées. Nous ne pouvons pas voter l’abolition des limites physiques.
La fête de l’illimité est finie pour l’essentiel d’entre nous. Mais ceux qui nous contraignent, nous maintiennent et nous divisent défendent encore leur droit au toujours plus. Tout est là : qui renonce, et au bénéfice de qui ?
Pas question de renoncer à la joie de vivre. Le temps est notre bien le plus précieux : celui que nous vivons, pas celui que nous passons à attendre de vivre. Un monde fini n’est pas une humanité finie.
Il nous reste à ouvrir le champ de la curiosité, de la connaissance, de la rencontre et de la création. Autant de dimensions par lesquelles nous pouvons accomplir le meilleur de notre humanité.
Entreprendre la finitude, c’est assumer les limites et construire avec elles. Retrouver une indépendance, une capacité d’initiative et une maturité collectives. Accepter les efforts et les renoncements nécessaires, avec les moyens réels de les accomplir.
Le temps démocratique ne peut pas être ce qui reste après tout le reste. Il ne suffit pas de demander aux gens de participer. Il faut leur rendre le temps et les moyens de le faire.
L’ambition de RESET 2050
Imaginons un visiteur venu d’ailleurs. Il découvrirait une humanité capable d’explorer l’espace, de comprendre une partie des mécanismes du vivant et de communiquer presque instantanément à travers la planète. Que comprendrait-il de notre difficulté à protéger ensemble les conditions de notre propre existence ?
Il verrait des frontières, des concentrations de pouvoir, des inégalités de naissance. Il nous entendrait présenter comme inévitables des règles que nous avons pourtant construites. Il pourrait nous poser cette question : pourquoi votre organisation commune met-elle en péril ce qui vous permet de vivre ?
Dans bien des fictions, la menace vient d’ailleurs. Et si le miroir nous renvoyait à nous-mêmes ? Nous n’avons pas besoin d’une invasion extraterrestre pour mettre notre monde en danger. Les responsabilités ne sont pas égales, mais nous pouvons changer ce que nous organisons. Nous pouvons aussi être celles et ceux qui préservent, réparent et inventent.
L’unité que nous défendons n’est pas l’uniformité. Elle ne demande ni de croire tous la même chose, ni de renoncer à nos cultures. Elle demande de reconnaître notre interdépendance et d’en tirer les conséquences : protéger notre demeure commune, garantir la dignité de chacun et partager réellement les décisions.
Les catégories politiques héritées ne doivent pas devenir les frontières de notre imagination. Nous pouvons apprendre du passé sans lui abandonner le monopole des possibles.
Nous considérons que le temps est venu pour une démocratie participative mondiale. Une démocratie dans laquelle le pouvoir ne sera ni une carrière, ni un héritage, ni la propriété de quelques-uns.
La Constellation est notre proposition de référentiel pour l’approcher : articuler les limites planétaires, les conditions de la dignité humaine et les ressorts psychologiques et sociologiques de nos choix. Apprendre, décider, agir, évaluer et réviser : une méthode à vocation universelle et émancipatrice, pour remettre l’économie au service du devenir humain.
L’intérêt général n’appartient à aucun camp : il concerne le monde, tous ses citoyens, tout le vivant et leur avenir. Nous voulons que la démocratie fixe les finalités et les règles de l’économie, et non l’inverse.
L’objectif est de substituer progressivement aux politiques de métier et de carrière, dans tous les pays, une représentation citoyenne formée, pluraliste, temporaire et responsable. Par des moyens démocratiques et non violents, en reliant les initiatives locales à des décisions communes à l’échelle planétaire.
L’avenir commun n’est la propriété ni d’un dirigeant, ni d’un parti, ni d’une fortune. Il nous appartient d’en reprendre collectivement la responsabilité.
2050 n’est pas une date pour commencer. C’est un horizon de résultats.
Nous ne sommes pas nés pour avoir peur de vivre.
Retrouver de la sécurité, une part d’insouciance et la joie de vivre — et les rendre accessibles à celles et ceux qui n’en ont jamais bénéficié.
Casser les logiques de peur. Pas ignorer les dangers : nous organiser pour y répondre.
Comment avons-nous fait d’un monde si riche de possibles un présent si ténu et un avenir si anxiogène ? Nous pouvons apprendre, créer, prendre soin et coopérer. Pourquoi accepter une organisation qui nous enferme dans la compétition, la précarité et la désignation d’ennemis ?
Nous voyons se conjuguer deux alertes : des pressions croissantes sur les équilibres physiques du monde et des reculs démocratiques, tandis que se banalisent des discours de radicalisation et d’autorité. Ces dynamiques ne se confondent pas, mais leur coexistence rend l’urgence plus forte. Notre réponse à cette fuite en avant : davantage de raison, de coopération et de pouvoir partagé — pas moins de liberté.
Repère écologique · Stockholm Resilience Centre, 2025 ↗Repère démocratique · V-Dem, rapport 2026 ↗
RESET 2050 est issu de l’indignation face au délitement démocratique et à la planétarisation de la médiocratie : la communication érigée en compétence, les carrières placées avant l’intérêt collectif, la conquête du pouvoir confondue avec la capacité à l’exercer. Un présent qui ressemble à une accumulation de dystopies ne peut pas tenir lieu de projet de société. Changer les visages ne suffit plus : il faut repenser le système à sa base.
RESET 2050 entend s’attaquer aux défis du présent et du futur. Le premier traverse tous les autres : l’avènement d’une démocratie participative mondiale, fondée sur la proposition d’un référentiel commun, ici nommé la Constellation.
Renoncer aux affrontements de camps pour libérer nos énergies vers la construction, en âme et conscience. Sans effacer les désaccords : il faudra du travail, des choix et des renoncements, discutés avec le plus grand nombre, selon des principes à vocation universelle. Ni les décisions ni l’avenir commun ne doivent être confisqués.
D’ici à la parution du livre, visée début 2027, et au lancement de l’organisation, cette page sert à recueillir vos récits pour nourrir le livre, mais aussi à faire connaître et discuter les fondements de RESET 2050, notamment à travers des médias diversifiés dans le monde. Ces relais sont à construire.
Les modalités d’action ne sont volontairement pas toutes détaillées ici : cette présentation invite à examiner le cap avant d’en arrêter collectivement les chemins. Elle ne demande pas d’adhérer à un programme déjà verrouillé. Le livre développera la proposition ; l’organisation doit permettre de la discuter, de la mettre à l’épreuve et d’y contribuer. Tout n’est pas résolu.
Un plancher de dignité humaine, un plafond de limites planétaires : l’espace dans lequel construire nos vies.
Des expériences, des rencontres et des apprentissages au fil du temps. S’enrichir autrement qu’en accumulant.
Des parcours singuliers qui se rencontrent, coopèrent et prennent part aux décisions communes.
Un référentiel en construction : le Donut de Kate Raworth — un plancher de dignité humaine et un plafond de limites planétaires — enrichi de dimensions psychologiques et sociologiques pour comprendre nos croyances, nos interactions et nos manières de décider. Le temps traverse l’ensemble.
Apprendre, confronter les points de vue aux faits, décider, évaluer les effets et réviser : une méthode au service des personnes, pas une pensée unique. La Constellation est la proposition de RESET 2050, pas un modèle scientifique validé dans son ensemble.
Le Donut · Kate Raworth / DEAL ↗Les limites planétaires · Stockholm Resilience Centre ↗La Constellation dans le récit
Georges Grosjean, ingénieur et entrepreneur, est à l’initiative du livre et de RESET 2050. Le livre est une œuvre personnelle ; l’organisation a vocation à grandir au-delà de son fondateur.
« RESET 2050 part d’un étonnement devenu indignation : comment pouvons-nous exiger tant de compétences dans nos vies professionnelles et si peu de responsabilité de ceux qui décident pour nous ? Je refuse que notre avenir soit confisqué. Cette carte blanche expose pourquoi je veux contribuer à une démocratie participative mondiale — et pourquoi je vous invite à imaginer, raconter et construire la suite. »
Lire ma carte blanche : « L’avenir des peuples appartient aux peuples »
L’IA accompagne l’écriture, la recherche et la structuration du projet. Elle ne remplace ni la vérification des sources, ni le jugement humain. Une réponse d’IA n’est pas une preuve.
« Je suis à l’initiative de ce livre et de RESET 2050. L’intelligence artificielle m’aide à explorer des connaissances, structurer les idées, rédiger et créer des supports. Je défends un monde plus mesuré tout en utilisant une technologie qui participe aux contradictions que je dénonce : coûts matériels, dépendances, concentration du pouvoir et risques. J’assume ce choix et ce paradoxe : l’IA me permet d’avancer dans un chantier dont l’ampleur dépasse mes moyens actuels. Cela ne résout pas la contradiction et ne m’exonère pas d’en examiner les effets et les alternatives. Elle reste un outil, pas une solution à tout. Je reste responsable des propositions retenues, qui doivent être confrontées à d’autres regards. » — Georges Grosjean
« Mes paradoxes ne se limitent pas à l’IA : ils traversent mon parcours, ma situation et mon champ des possibles. Ils en valent bien d’autres, notamment ceux de la classe dirigeante que je critique. Mais les leurs ne règlent pas les miens. D’autres paradoxes nous attendent, pour moi comme pour nos sociétés. Je refuse d’attendre une cohérence parfaite pour agir, sans cesser de répondre de mes choix. Le temps nous est compté. Il nous faut avancer maintenant, reconnaître nos contradictions et travailler à les réduire en chemin. » — Georges Grosjean
Les contributions nourrissent la réflexion sans garantir leur inclusion dans le livre.
Des directions fortes. Des moyens à construire, à discuter et à éprouver ensemble. La constellation pour relier les choix à leurs conséquences.
Participer ne doit plus être ce qui reste après tout le reste. Organiser du temps civique protégé, avec les moyens de s’informer, de délibérer et d’agir.
RESET. Seuls les actes comptent.
Multiplier les chaînes ne suffit pas si leur contrôle reste dans les mêmes mains. Limiter les concentrations et protéger l’indépendance des rédactions, y compris face à ceux qui nous soutiendraient.
RESET. Seuls les actes comptent.
Ouvrir la décision à des citoyens préparés, disposant de temps et de moyens. Organiser des mandats temporaires, des contre-pouvoirs et une responsabilité qui ne s’arrête pas aux élections.
RESET. Seuls les actes comptent.
Engager une réduction coordonnée et vérifiable des armements, vers la suppression des armées de guerre. Construire la sécurité commune et reconvertir les moyens, sans abandonner les populations menacées.
RESET. Seuls les actes comptent.
Faire décroître les consommations qui dépassent les limites du vivant, en commençant par les excès. Accompagner celles et ceux dont les revenus dépendent des activités à transformer.
RESET. Seuls les actes comptent.
Accueillir des soutiens, y compris fortunés, sans vendre la direction du projet. Un financement ne doit acheter ni décision, ni droit de veto, ni exemption des règles communes.
RESET. Seuls les actes comptent.
Ces propositions vous parlent, vous heurtent ou vous en inspirent d’autres ? Donnez-leur un quotidien. Racontez une journée de 2050 : le monde que vous souhaitez habiter, celui que vous redoutez.
Contribuer ne signifie pas approuver chaque proposition.
Une responsabilité, pas un piédestal.
Un mandat temporaire occupe une place dans une vie ; il ne confisque ni cette vie ni le pouvoir.
Retrouver Fatima dans le récit de Georges ↗« La bêtise, c’est de la paresse. »
Notre réponse : rendre la curiosité possible, puis la cultiver. Apprendre, rencontrer, remettre en question et agir. Pas confondre l’épuisement avec la paresse : retrouver du temps et de la sécurité, c’est aussi retrouver les moyens de participer.
Comprendre la contrainte n’efface pas la responsabilité. Être épuisé, inquiet ou maltraité ne donne aucun droit de déshumaniser quelqu’un d’autre. La précarité n’excuse pas un comportement fascisant. La prospérité encore moins.
Refuser le fatalisme. Redevenir acteurs de nos vies, dans le temps qu’il nous reste. Pour nous-mêmes et pour celles et ceux qui suivent.