Des propositions à instruire, pas un programme fermé

Ce que nous voulons changer.

RESET 2050 pose des finalités fortes. Les moyens doivent être instruits, débattus et contrôlés : effets attendus, risques, interdépendances et conditions de mise en œuvre.

En finir avec la politique de carrière.

Faire du pouvoir une mission temporaire, exercée par des citoyens préparés, avec les moyens de participer et des contre-pouvoirs effectifs. Une vie ne confisque pas le pouvoir ; le pouvoir ne confisque pas cette vie.

Déconcentrer les médias.

Réduire les concentrations de propriété et les dépendances qui fragilisent le journalisme. Protéger son indépendance, la vérification des faits et le pluralisme, sans instituer un délit de désaccord.

Rendre du temps à la démocratie.

Le temps de vivre et de participer n’est pas ce qui reste après le travail. C’est une condition démocratique. Une démocratie qui épuise la disponibilité de ses citoyens travaille contre elle-même. Rendre du temps n’est pas une faveur. C’est une exigence à laquelle les politiques doivent apporter une réponse.

La sécurité matérielle, l’apprentissage et le temps civique doivent rendre cette participation possible, y compris pour les personnes aujourd’hui les plus contraintes.

C’est dans cette perspective que nous proposons un Time Shift : traduire les gains technologiques et de productivité en plus de temps pour soi et pour la cité.

Entreprendre la finitude.

Réduire les pressions matérielles et écologiques tout en protégeant la dignité. Organiser les reconversions et la sécurité d’existence de ceux dont les métiers devront changer. Les renoncements ne peuvent toujours retomber sur les mêmes.

Désarmer la guerre. Organiser la paix.

Viser une réduction coordonnée et vérifiable des armements, la sécurité commune et la reconversion des moyens militaires. La suppression des armées de guerre est un horizon à construire, pas un abandon des populations menacées.

Reprogrammer l’économie.

L’économie est une invention humaine. Elle doit redevenir un outil, pas une fin. Revoir ses règles pour les ancrer dans le réel : les limites physiques, la dignité humaine et les conséquences de nos choix.

Si les règles et les modèles économiques empêchent de satisfaire les exigences démocratiques, ce sont aussi ces règles et ces modèles qu’il faut revoir. Les finalités humaines doivent orienter l’économie, pas lui être subordonnées. Les sciences économiques doivent éclairer nos choix, pas décider à notre place de ce qui mérite d’être vécu.

Raconter ce que cela changerait