Un référentiel commun et universalisant

Des vies différentes.
Un monde commun.

La Constellation est le référentiel que je propose pour confronter nos projets au réel. Elle relie le socle de dignité humaine et les limites planétaires du Donut de Kate Raworth aux ressorts psychologiques et sociologiques qui nous activent.

Deux exigences. Une condition pour les traduire en actes.

Les limites planétaires définissent ce que notre monde peut supporter. La dignité humaine définit ce que nous refusons de sacrifier. Elles ont préséance.

Mais elles ne décident pas seules de nos comportements.

Nous pouvons connaître une limite et continuer de la franchir. Reconnaître une injustice et nous en accommoder. Comprendre une proposition et ne jamais passer à l’acte.

Entre ce que nous savons et ce que nous faisons interviennent la peur, le désir, l’habitude, l’appartenance, la reconnaissance. Nos constructions sociales organisent ces ressorts. Elles peuvent entretenir notre immobilité ou permettre notre mise en mouvement.

Voilà le paradoxe que je veux nommer : cette troisième dimension est, pour agir, la première.

C’est mon postulat : nous n’atteindrons pas nos objectifs en accumulant seulement les raisons de les poursuivre. Il faut comprendre ce qui nous retient, ce qui nous entraîne et ce qui nous donne réellement prise.

Les récits face A et face B commencent là. Nommer ce que nous redoutons. Donner corps à ce que nous désirons. Puis confronter ces imaginaires au cadre commun et construire les moyens d’agir.

Un cadre pour délibérer. Pas une doctrine intouchable.

Universalisant ne signifie pas imposer une seule culture ou une seule façon de vivre. Il s’agit de chercher des critères partageables, de rendre les arbitrages compréhensibles et de préserver les possibilités de contradiction et de révision.

La Constellation est une proposition, pas la propriété du réel. Ses critères, ses usages et ses modalités de contrôle doivent être discutés et éprouvés.

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Mettre nos imaginaires en regard